a
Compagnie La Chaudière Intime

THÉÂTRE

1h45  Public ados / adultes

Plein 12€ Réduit 10€
 Adhérent(e) – Abonné(e) 9€

Billetterie

Ces courtes pièces réunies en un seul spectacle font résonner les mots de Thomas Bernhard, auteur autrichien qui interroge la société.

Une troupe d’artistes de théâtre questionnent la place de leur art, nécessaire et dérisoire. Ces textes écrits dans les années 80, rassemblés en une pièce unique, nous donnent à lire, entre les lignes, une dénonciation d’un fascisme qui, 40 ans après la fin de la guerre, n’avait pas complètement disparu. Dans un tissage entre réel et fiction qui brouille les repères, le théâtre est alors pensé comme un instrument de combat.

La Chaudière Intime s’empare d’un sujet riche sur la so- ciété comme sur le monde de la scène, pour nous offrir un théâtre particulièrement bien écrit, fin et rythmé, à l’humour féroce et décalé, percutant !

Cliquez sur l’onglet « Interview » pour lire le propos de Dominique Léandri, metteure en scène.

avec

Claudine Baschet, Valére Bertrand, Hélène Gratet, Sylvie Jobert, Dominique Laidet, Dominique Leandri
D’après Les Dramuscules (La Trilogie Peymann / Match) de Thomas Bernhard
Mise en scène Dominique Léandri
Traduction Claude Porcell

www.lachaudiereintime.com

Production :
Cie La Chaudière Intime.

Coproductions :
MC2
Grand Angle
Espace Paul Jargot
Le Pot au Noir

Cette drôlerie féroce masque l’utopie d’un théâtre sachant secouer les consciences. Elle est parfaitement livrée, grâce à ce spectacle grenoblois : l’essentiel, c’est la fureur pour rire (de peur d’en frémir). – Avis du public

3 questions à Dominique Léandri

Que racontent Les Dramuscules, de Thomas Bernhard ?

Dans la Trilogie Peymann, qui fait partie des Dramuscules, Bernhard s’amuse à croquer ses collaborateurs et lui-même pour en faire des personnages de fiction. À quoi rêvent ces artistes qui prétendent représenter le monde ? Quel regard portent-ils sur cette Autriche catholique
où le nazisme n’a pas dit son dernier mot ?
Dans d’autres Dramuscules, Bernhard croque des personnages de la petite bourgeoisie et déroule, par la langue, les processus intérieurs de leurs inquiétudes. Le sujet, c’est la peur et les monstres qu’elle engendre.

Pourquoi avoir réuni ces courtes pièces en un seul et même spectacle ?

Par ce geste, il s’agit pour nous, en toute modestie, de réaliser un pied de nez identique à celui que Peymann demande à Bernhard : « Du grand théâtre Bernhard, beaucoup de monde, beaucoup de saloperie, beaucoup de folie des grandeurs, beaucoup de crime de mauvais goût, de bassesse, un vrai théâtre de Burgtheater. »

Pourquoi ce titre : « L’Important c’est La Tempête » ?

C’est la première phrase prononcée par Peymann, alors directeur du Burgtheater de Vienne, dans la dernière pièce de la
Trilogie, en référence à La Tempête de Shakespeare, où il est question du pouvoir de la fiction, de l’artifice pour dévoiler l’inconscient. Peymann y devient une figure retournée de Prospero, un double contemporain.

Photo(s) © Stephanie Nelson (photos de répétition), D. R.

Spectacle soutenu par